Hommage à Lucie Morel, George Robin Cuttle et George Arthur Leckie
Il est des villages dont l’histoire dépasse leurs frontières.
Caix en fait partie.
Au printemps 2026, notre commune vivra un moment fort : un week-end de commémoration et de transmission consacré aux femmes et aux hommes qui ont marqué son histoire, ici et bien au-delà de nos terres picardes.
Derrière ces journées, il y a des destins.
Celui de Lucie Morel, figure caixoise d’engagement et de courage.
Celui du lieutenant australien George Robin Cuttle, tombé près de Caix en mai 1918.
Celui du pilote canadien George Arthur Leckie, engagé à ses côtés.
Il y a aussi un lien inattendu entre notre village et l’Australie.
Un lien qui relie Caix à Robinvale, Villers-Bretonneux à l’ANZAC Day, la mémoire locale à l’histoire internationale.
Ces commémorations ne seront pas seulement un hommage.
Elles s’inscrivent dans une démarche plus large : faire vivre notre patrimoine, transmettre aux jeunes générations et rappeler que Caix, par son histoire et ses habitants, a laissé une empreinte durable dans le monde.
En avril 2026, nous ne regarderons pas seulement le passé.
Nous affirmerons ce que nous sommes.
Pourquoi ces commémorations sont majeures pour Caix
Commémorer n’est jamais un simple rituel.
À Caix, ces journées d’avril 2026 ont une portée particulière. Elles rappellent que notre village a été un lieu d’histoire, un lieu de passage, un lieu de sacrifice — mais aussi un lieu de transmission.
En mai 1918, le ciel au-dessus de Caix fut le théâtre d’un combat aérien dramatique. Le lieutenant australien George Robin Cuttle et son pilote canadien George Arthur Leckie y perdirent la vie. Leur disparition marqua profondément une famille, un pays… et, sans que nous le sachions encore à l’époque, notre propre village.
En 1923, après plusieurs années de recherches, la famille Cuttle retrouva l’épave de l’avion dans un champ de Caix. En mémoire de leur fils, ils donnèrent à leur nouvelle ville australienne le nom de Robinvale — et baptisèrent son centre-ville Caix Square.
Ainsi, le nom de notre commune traversa les océans.
Ces commémorations célèbrent :
- le courage des soldats tombés sur notre sol,
- le lien franco-australien né dans l’épreuve,
- l’engagement des habitants de Caix à travers les générations,
- et la capacité d’un village à porter une mémoire qui dépasse son territoire.
Elles rappellent également que sans l’engagement des troupes australiennes lors de la bataille de Villers-Bretonneux, le cours de la guerre sur le front occidental aurait pu basculer.
Caix n’est pas un simple point sur une carte.
Caix est un lieu inscrit dans l’histoire mondiale.
Le travail engagé par la Commission Patrimoine et ses partenaires
Ces journées ne sont pas le fruit d’une initiative improvisée.
Elles sont l’aboutissement de plusieurs mois de travail collectif.
À l’initiative de la commune et du Souvenir Francais, la Commission Patrimoine s’est mobilisée pour redonner toute sa place à cette page d’histoire locale. Son objectif : faire connaître, comprendre et transmettre.
Un travail de fond
Les recherches historiques ont été approfondies et croisées, grâce notamment à Joël Romby, Christophe Secq, Marie-Paul Bonte et Antoine Beauvois.
Des archives ont été consultées en France et à l’étranger.
Les liens avec l’Australie ont été réactivés.
Les parcours de George Robin Cuttle et de George Arthur Leckie ont été mieux documentés.
En parallèle, la mémoire locale a été valorisée.
Le travail consacré à Lucie Morel, infirmière engagée durant la Grande Guerre et résistante durant la Seconde Guerre mondiale, s’inscrit pleinement dans cette démarche de transmission. Un ouvrage consacré à son parcours est mis à disposition en téléchargement sur le site de la commune afin que chacun puisse découvrir son histoire.
Une mobilisation collective
Ce projet associe :
- la commune de Caix,
- Villers-Bretonneux et Le Hamel,
- la Commission Patrimoine,
- les Communautés de Communes,
- les associations locales (CCH, anciens combattants…),
- Le Souvenir Français,
- les établissements scolaires,
- ainsi que différents partenaires institutionnels et mémoriels.
Chacun contribue à faire de ces journées un événement structuré, digne et fédérateur.
Une vision à long terme
Les deux panneaux consacrés à Lucie Morel et à George Robin Cuttle, qui seront dévoilés lors des commémorations, s’inscrivent dans un projet plus large : la création d’un parcours mémoriel permanent dans le village.
L’ambition est claire :
que la mémoire vive toute l’année, pour les habitants comme pour les visiteurs.
Ces journées d’avril 2026 sont à la fois un aboutissement… et un point de départ.


Un week-end où Caix et l’Australie se répondent
Jeudi 23 avril – À Caix : transmettre pour faire vivre la mémoire
La journée d’ouverture sera consacrée à la transmission.
Expositions, ateliers pédagogiques, rencontres-conférences permettront aux familles et aux scolaires de découvrir :
- le parcours de Lucie Morel,
- l’histoire des aviateurs tombés au-dessus de Caix,
- le rôle stratégique du secteur en 1918,
- et le lien franco-australien né de ces événements.
Moment fort de la journée :
l’inauguration officielle de la plaque dédiée à Lucie Morel, apposée sur le bâtiment où elle soigna les blessés durant la Grande Guerre.
Un geste simple, mais symbolique : inscrire durablement son nom dans la pierre.
Nuit du 24 au 25 avril – Villers-Bretonneux : la mémoire internationale
Chaque année, le 25 avril, l’ANZAC Day rassemble des milliers de personnes au Mémorial National Australien.
Au lever du jour, lors du Dawn Service, Français et Australiens se recueillent ensemble.
Ce moment solennel rappelle le sacrifice des soldats venus défendre cette terre en 1918.
Samedi 25 avril – Mémoire partagée et fraternité vivante
La journée se poursuivra au Musée franco-australien de Villers-Bretonneux avec la remise du « Dead Man’s Penny » par la famille australienne du lieutenant Cuttle.
Des partenaires mémoriels français et australiens seront présents.
Des rencontres sportives France–Australie viendront rappeler que cette mémoire est toujours vivante.
Dimanche 26 avril – Recueillement et transmission
La dernière journée sera placée sous le signe du recueillement :
- temps d’hommage,
- visites du Musée franco-australien,
- Centre Sir John Monash,
- échanges entre délégations et habitants.
Durant tout le week-end, les expositions installées à Caix resteront ouvertes.
Car si Villers-Bretonneux est devenu un symbole international, l’histoire qui unit nos deux pays passe aussi par notre village.
Une dimension internationale assumée
Caix, Villers-Bretonneux, Robinvale : trois noms liés par l’histoire.
Depuis 1984, le jumelage entre Villers-Bretonneux et Robinvale incarne cette fraternité franco-australienne née dans l’épreuve.
À Robinvale, Caix Square porte le nom de notre commune.
À Villers-Bretonneux, Robinvale Square témoigne de cette reconnaissance réciproque.
Ce lien n’est pas figé dans le passé.
Il est vivant.
L’engagement municipal
Le budget de cette journée de commémoration a été présenté et voté en conseil municipal à la majorité.
Cette décision traduit une volonté claire :
assumer pleinement le rôle de la commune dans la transmission de son histoire.
Investir dans la mémoire, c’est investir dans l’avenir.
C’est affirmer que notre village n’est pas seulement un territoire, mais une communauté consciente de son héritage et fière de le transmettre.
…
Au fil de ces journées de commémoration, Caix rappellera une évidence :
Notre village n’est pas seulement un point sur une carte.
Il est un lieu d’engagement, de courage et de transmission.
À travers Lucie Morel.
À travers George Robin Cuttle et George Arthur Leckie.
C’est une mémoire locale, nationale et internationale que nous honorons.
Parce que Caix est grand par son histoire.
Et grand par ses habitants qui choisissent de la faire vivre.
Rendez-vous en avril 2026 pour écrire, ensemble, une nouvelle page de cette mémoire partagée.

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